Un jour, quelqu’un a dit qu’une personne « n’était pas comme nous ». La xénophobie commence souvent là : juger et exclure quelqu’un pour ses origines ou sa culture.

Lutte sociale

La xénophobie désigne l’ensemble des attitudes, discours, pratiques et violences fondés sur le rejet, la peur ou l’hostilité envers les personnes perçues comme étrangères, différentes ou extérieures au groupe national, culturel ou social dominant. Elle constitue une violation des droits humains et un facteur majeur de discriminations multiples.

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— L’équipe du Petit Coincoin

La xénophobie trouve ses origines dans des dynamiques historiques de construction des États, des nations et des identités collectives.

Elle s’est développée à travers :

  • La formation des États-nations, opposant “nationaux” et “étrangers” 
  • Les héritages du colonialisme et de l’impérialisme 
  • Les logiques de hiérarchisation des populations 
  • Les peurs liées aux migrations, aux crises économiques ou aux changements sociaux.

La xénophobie repose sur l’idée que l’“autre” menacerait l’identité, la sécurité ou les ressources du groupe majoritaire, malgré l’absence de fondement factuel.

Personne touchées

  • Tout le monde
  • Les personnes migrantes, réfugiées ou demandeuses d’asile.
  • Les personnes perçues comme étrangères, indépendamment de leur nationalité réelle.
  • Les minorités ethniques ou racisées.
  • Les minorités religieuses.
  • Parfois des citoyens nationaux, assimilés à tort à une altérité étrangère.

Elle concerne aussi bien des personnes nouvellement arrivées que des populations installées de longue date.

D'où ça vient ?

  • Construction d’un “nous” et d’un “eux”, excluant certaines populations.
  • Amalgames entre immigration, insécurité, criminalité ou menace économique.
  • Déshumanisation des personnes perçues comme étrangères.
  • Essentialisation culturelle, présentant les différences comme fixes et incompatibles.
  • Hiérarchisation des appartenances, certaines étant jugées plus légitimes que d’autres.
  • Invisibilisation des familles multiculturelles/pluriethniques et injonction faite à leurs descendant·es de “choisir un camp”, niant les identités multiples et les parcours hybrides.
  • Discours de haine et stigmatisation médiatique.
  • Discriminations dans l’accès au logement, à l’emploi et aux services. 
  • Violences verbales et physiques.
  • Politiques migratoires répressives. 
  • Criminalisation ou suspicion généralisée envers certains groupes.
  • Stéréotypes sur “le migrant type” : en France, figure souvent réduite à une personne venant d’Afrique pour des raisons économiques ou liées au fantasme du “grand remplacement”, alors que les statistiques montrent que l’immigration est majoritairement intra-européenne.
  • Traitements différenciés selon l’origine supposée : suspicion accrue et parcours administratifs plus contraignants pour certains profils par rapport à d’autres perçus comme “bons migrants” (ex. ressortissants japonais ou occidentaux).

Les institutions internationales reconnaissent la xénophobie comme un facteur central d’exclusion sociale.

Si toi aussi tu subis de la discrimination, sache que tu n’es pas seul·e.
En parler est déjà un premier pas.
N’aie jamais honte de ton histoire.

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Qu'en dit la Science?

La science définit la xénophobie comme un ensemble de peurs, de préjugés et de rejets dirigés contre des personnes perçues comme étrangères, en raison de leur origine nationale, de leur culture, de leur langue ou de leur statut migratoire. Contrairement au racisme, qui repose sur une hiérarchisation supposée des groupes humains sur des critères racialisés, la xénophobie s’appuie principalement sur la distinction entre “nous” et “eux”, fondée sur l’appartenance nationale ou culturelle. Les recherches en psychologie sociale et en sociologie montrent que la xénophobie est un phénomène socialement construit, renforcé par l’insécurité économique, les discours politiques, la désinformation et certaines représentations médiatiques. La science souligne également qu’elle peut être institutionnelle, lorsque des lois, politiques publiques ou pratiques administratives ciblent ou défavorisent les personnes étrangères ou perçues comme telles.

La xénophobie a des conséquences importantes sur les individus et sur la société, même en l’absence de racisme explicite. Elle est associée à une augmentation du stress, de l’anxiété, de la détresse psychologique et à une dégradation de la santé mentale chez les personnes ciblées, notamment les migrant·es et les personnes perçues comme étrangères. Sur le plan social, elle favorise l’exclusion, la précarisation, l’isolement et les violences symboliques ou physiques, tout en limitant l’accès aux droits fondamentaux tels que le logement, l’emploi, l’éducation ou les soins. À l’échelle collective, la recherche montre que la xénophobie affaiblit la cohésion sociale, alimente les tensions communautaires et conduit à des politiques inefficaces ou contre-productives, qui nuisent au vivre-ensemble sans répondre aux enjeux réels des sociétés contemporaines.

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Bobby
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