Un jour, quelqu’un a dit qu’une personne « n’était pas à sa place » à cause de sa couleur de peau. Le racisme commence souvent là : juger sur la couleur de peau

Lutte Sociale

Le racisme désigne l’ensemble des idéologies, discours, pratiques et systèmes de discrimination fondés sur la croyance en l’existence de races humaines hiérarchisées, conduisant à l’infériorisation, l’exclusion ou la violence envers des individus ou des groupes racisés. Il constitue une violation des droits humains.

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— L’équipe du Petit Coincoin

Le racisme moderne trouve ses racines dans le racialisme, une idéologie développée principalement entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, qui prétendait classer l’humanité en « races » distinctes sur des critères biologiques, physiques et moraux.

 

Des théories dites raciales ont alors affirmé l’existence de races supérieures et inférieures, fournissant une justification pseudo-scientifique à l’esclavage, à la colonisation, à la ségrégation et aux politiques d’exclusion. Ces théories ont été portées par des courants scientifiques aujourd’hui discrédités (anthropologie raciale, craniométrie, eugénisme).

 

Après la Seconde Guerre mondiale, l’UNESCO a officiellement démontré l’absence de fondement scientifique des races humaines, établissant que le racisme repose sur une construction sociale et idéologique, et non sur des réalités biologiques.

Personne touchées

  • les personnes racisées
  • Les personnes racisées, c’est-à-dire perçues comme appartenant à des groupes minorisés sur des critères ethniques, culturels ou phénotypiques.
  • Les personnes perçues comme étrangères ou non blanches, indépendamment de leur nationalité réelle.

De manière renforcée, les personnes exposées à des discriminations croisées (sexisme, précarité, validisme, LGBTphobies).

Le racisme affecte l’accès à l’emploi, au logement, à la santé, à l’éducation, à la justice et à la sécurité.

D'où ça vient ?

  • Racialisation : assignation d’une identité raciale à partir de traits physiques ou culturels.
  • Essentialisation : attribution de caractéristiques fixes à des groupes entiers.
  • Hiérarchisation : construction d’un ordre de valeur entre groupes humains.
  • Institutionnalisation : intégration de ces logiques dans les lois, politiques et pratiques.
  • Naturalisation : présentation des inégalités comme naturelles ou inévitables.

Ces mécanismes découlent directement des théories racialistes historiques et se maintiennent sous des formes contemporaines, parfois implicites.

  • Discriminations directes (refus d’emploi, de logement, contrôles au faciès).
  • Discours et violences racistes (insultes, agressions, crimes de haine).
  • Stéréotypes médiatiques et culturels.
  • Inégalités structurelles persistantes.
  • Racisme institutionnel, reconnu par de nombreuses instances internationales.

L’ONU et les institutions européennes rappellent que le racisme demeure un phénomène systémique, y compris dans les États dotés de cadres juridiques antidiscriminatoires.

Si toi aussi tu subis de la discrimination, sache que tu n’es pas seul·e.
En parler est déjà un premier pas.
N’aie jamais honte de ton histoire.

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Qu'en dit la Science?

Le racisme est défini par la science comme un système de croyances et de comportements qui hiérarchise les êtres humains en fonction de caractéristiques perçues comme raciales, ethniques ou culturelles. Contrairement à la xénophobie, qui repose principalement sur la peur ou le rejet des personnes considérées comme “étrangères”, le racisme implique l’idée de supériorité ou d’infériorité d’un groupe par rapport à un autre.

Les recherches en sociologie, en psychologie sociale et en sciences politiques montrent que le racisme est à la fois individuel et institutionnel : il peut se manifester par des attitudes et des préjugés personnels, mais aussi par des lois, des pratiques administratives, des normes sociales et des structures économiques qui défavorisent certains groupes racialisés. La science souligne également que le racisme est un phénomène socialement construit et renforcé par l’histoire coloniale, les stéréotypes médiatiques et les discours politiques discriminatoires.

Situation en Europe

En Europe de l’Ouest, le racisme est reconnu juridiquement et combattu par des cadres légaux. Toutefois, les discriminations raciales persistent, notamment dans l’emploi, le logement et les relations avec les forces de l’ordre.

En Europe de l’Est et dans les Balkans, le racisme vise notamment les minorités ethniques et les populations migrantes. Les cadres de protection sont inégaux et les discours racistes restent parfois socialement tolérés.

À l’échelle de l’Union européenne, la FRA documente régulièrement des niveaux élevés de discriminations et de violences racistes. Les écarts entre États membres demeurent importants malgré un cadre juridique commun.

Situation Mondial

En Asie, le racisme s’exprime à travers des discriminations ethniques, nationales ou culturelles, parfois renforcées par des politiques étatiques ou des tensions géopolitiques.

En Amérique latine, le racisme est souvent lié à l’héritage colonial et à la hiérarchisation des populations selon la couleur de peau et l’origine ethnique, affectant fortement les populations autochtones et afro-descendantes.

En Afrique du Nord, le racisme vise notamment les personnes subsahariennes, les migrant·es et certaines minorités ethniques, dans des contextes de forte stigmatisation sociale.

En Afrique subsaharienne, le racisme est marqué par l’héritage colonial, les hiérarchies ethniques internes et, dans certains pays, les séquelles de politiques ségrégationnistes.

En Océanie, le racisme affecte particulièrement les populations autochtones, notamment en Australie et en Nouvelle-Zélande, à travers des inégalités structurelles persistantes.

En Amérique du Nord, le racisme structurel est largement documenté, notamment à l’égard des personnes noires, autochtones et issues de minorités. Les héritages de l’esclavage et de la ségrégation continuent de produire des inégalités mesurables.

Les conséquences du racisme sont multiples et touchent à la fois les individus et la société. Sur le plan individuel, il est associé à un stress chronique, une détresse psychologique, une anxiété accrue, une dépression et des impacts négatifs sur la santé physique.

Les personnes racialisées peuvent également être confrontées à des obstacles structurels dans l’accès à l’emploi, au logement, à l’éducation et aux soins, renforçant des inégalités sociales persistantes. À l’échelle collective, le racisme fragilise la cohésion sociale, favorise les discriminations systémiques et alimente les tensions communautaires. Les recherches montrent aussi qu’il contribue à la reproduction des inégalités économiques et sociales et peut influencer les politiques publiques de manière inéquitable, renforçant le cycle de la marginalisation et de l’exclusion.

Tu peux nous envoyer ton témoignage par mail, avec un pseudonyme et, si tu le souhaites, une image. Merci de rester respectueux pour préserver un espace sûr pour toustes.
Bobby
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