Un jour, quelqu’un m’a dit que le mot « queer » ne concernait que les personnes LGBT. Pourtant, la queerphobie frappe aussi tout ce qui échappe aux normes, bien au-delà des identités.

Lutte Queer

La queerphobie, aussi appelée LGBTphobie, désigne l’ensemble des discriminations, stigmatisations, violences et exclusions visant les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes, non binaires et, plus largement, toutes celles dont l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou les caractéristiques sexuelles s’écartent des normes dominantes. Elle constitue une violation des droits humains.

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— L’équipe du Petit Coincoin

La queerphobie trouve ses origines dans des normes sociales et culturelles hétérosexistes et cisnormatives, qui posent l’hétérosexualité et la binarité de genre comme seules références légitimes.

Historiquement, les personnes LGBTQIA+ ont été :

  • Criminalisées 
  • Pathologisées (notamment par la médecine et la psychiatrie) 
  • Moralement condamnées par des discours religieux, politiques ou scientifiques.

Ces cadres ont construit l’idée que les identités et orientations queer seraient anormales, dangereuses ou inférieures. Bien que l’OMS ait retiré l’homosexualité des classifications de maladies mentales dès 1990, ces représentations persistent.

Personne touchées

  • les personnes LGBTQIA+, dans toute leur diversité 
  • les personnes perçues comme queer, indépendamment de leur identité réelle 
  • les proches et familles, par extension sociale.

Les impacts sont variables selon les contextes, mais concernent l’ensemble des sphères de vie : sécurité, santé, emploi, logement, éducation, vie familiale et affective.

Les institutions soulignent que certaines populations (personnes trans, intersexes, jeunes LGBTQIA+, personnes racisées ou précaires) sont particulièrement exposées.

D'où ça vient ?

  • Hétéronormativité : présomption que tout le monde est hétérosexuel.
  • Cisnormativité : présomption que le sexe assigné à la naissance détermine le genre.
  • Essentialisation des identités sexuelles et de genre.
  • Hiérarchisation morale des orientations et identités.
  • Contrôle social des corps, des relations et des sexualités.
  • Invisibilisation ou caricature des existences queer.
  • Binarité : excluant l’existence de nuances (mutilation par la médecine des personnes intersexes en leur assignant un genre d’office)

Ces mécanismes structurent l’ensemble des discriminations spécifiques (homophobie, transphobie, etc.).

  • Violences verbales, psychologiques et physiques 
  • Discriminations institutionnelles (emploi, logement, santé, parentalité) 
  • Harcèlement scolaire et cyberharcèlement 
  • Pressions familiales et sociales 
  • Criminalisation ou absence de protection juridique dans certains pays 
  • Effacement des existences queer dans l’espace public et médiatique.
  • Désinformation (fantasme d’un lobby LGBT, fake news…)

Si toi aussi tu subis de la discrimination, sache que tu n’es pas seul·e.
En parler est déjà un premier pas.
N’aie jamais honte de ton histoire.

Barbara Butch
DJ
Pierre Vicario
Famille homoparental
Fabien Ara
Vidéaste

Qu'en dit la Science?

La science reconnaît la queerphobie comme un ensemble de préjugés et de discriminations sociales, fondés sur le rejet des orientations sexuelles, des identités de genre et des expressions de genre qui s’écartent des normes hétérosexistes et cisnormatives. Elle ne relève pas d’opinions individuelles isolées, mais de mécanismes sociaux structurés.

Les recherches montrent que la queerphobie peut être interpersonnelle (stigmatisation, violences, exclusions), mais aussi institutionnelle et culturelle, lorsqu’elle est intégrée dans les lois, les politiques publiques, les systèmes éducatifs, médicaux ou juridiques. Elle contribue à la marginalisation des personnes LGBTQIA+ et à la limitation de leurs droits fondamentaux, phénomène largement documenté par les sciences sociales, la santé publique et les organismes internationaux.

Les Nations unies reconnaissent La queerphobie comme un facteur majeur de vulnérabilité sociale et sanitaire. Elle entraîne des discriminations dans l’accès à l’emploi, au logement, à la santé et à l’éducation, et expose les personnes LGBTQ+ à des violences physiques, psychologiques et verbales. Ces pressions augmentent les risques de détresse mentale, d’isolement social, de pauvreté et de marginalisation. La queerphobie contribue ainsi à perpétuer des inégalités structurelles, renforçant les obstacles à l’épanouissement personnel et à la participation pleine et entière à la société.

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Bobby
Concepteur
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