Un jour, quelqu’un a dit que l’homme valait plus que les animaux. Le spécisme commence là : décider qui mérite de vivre et qui compte moins.

Lutte Social

Le spécisme désigne une idéologie et un ensemble de pratiques qui consistent à attribuer une valeur morale différente aux individus en fonction de leur espèce, en accordant une supériorité aux intérêts de l’espèce humaine au détriment des autres animaux. Il justifie l’exploitation, la domination ou la mise à mort d’animaux non humains sur la seule base de leur appartenance d’espèce.

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— L’équipe du Petit Coincoin

Le spécisme trouve ses origines dans une vision anthropocentrée du monde, historiquement dominante dans de nombreuses cultures.

 

Les traditions philosophiques, religieuses et scientifiques ont longtemps placé l’être humain au sommet d’une hiérarchie du vivant, considérant les autres animaux comme des ressources, des outils ou des biens.

Avec le développement de l’agriculture, de l’élevage industriel et de l’expérimentation scientifique, cette hiérarchisation s’est institutionnalisée, rendant l’exploitation animale socialement normale, légitime et largement invisibilisée.

 

Les débats contemporains sur le spécisme émergent notamment au XXᵉ siècle avec l’essor de l’éthique animale et des sciences cognitives.

Individus concernés

  • Les “non Humain”
  • Les Personne que l’on déshumanise.
  • Les animaux non humains, en tant qu’individus sensibles capables de ressentir douleur, plaisir, stress ou peur 
  • Indirectement, les êtres humains, dans la mesure où les pratiques spécistes ont des impacts environnementaux, sanitaires et sociaux.

Les institutions internationales reconnaissent aujourd’hui que de nombreux animaux sont des êtres sensibles, ce qui remet en question les fondements traditionnels du spécisme.

D'où ça vient ?

  • Hiérarchisation des espèces, plaçant l’humain comme intrinsèquement supérieur.
  • Essentialisation, réduisant les animaux à leur utilité pour l’humain.
  • Invisibilisation de la souffrance animale, notamment dans les systèmes industriels.
  • Normalisation culturelle de pratiques violentes (abattage, expérimentation).
  • Séparation morale, niant la continuité entre espèces en matière de sensibilité.

Ces mécanismes permettent de justifier des pratiques qui seraient jugées inacceptables si elles visaient des humains.

  • L’exploitation animale (élevage, pêche, chasse) 
  • L’expérimentation animale 
  • l’utilisation d’animaux à des fins de divertissement 
  • La destruction des habitats naturels 
  • L’absence de prise en compte des intérêts des animaux dans de nombreuses décisions politiques et économiques.

L’ONU souligne que ces pratiques ont également des conséquences majeures sur l’environnement, la biodiversité et la santé humaine.

Si toi aussi tu subis de la discrimination, sache que tu n’es pas seul·e.
En parler est déjà un premier pas.
N’aie jamais honte de ton histoire.

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Qu'en dit la Science?

Le spécisme est étudié en philosophie morale, en éthique animale, en psychologie sociale et en sciences cognitives comme une forme de discrimination fondée sur l’appartenance d’un individu à une espèce donnée. Le concept, introduit dans les années 1970, désigne l’idée selon laquelle les intérêts des êtres humains seraient moralement supérieurs à ceux des autres animaux uniquement en raison de leur espèce. Les recherches en éthique soutiennent que cette hiérarchisation arbitraire repose sur des biais comparables à d’autres formes de discrimination (racisme, sexisme) dans la mesure où elle accorde une valeur morale inégale sur la base d’un critère biologique. Les sciences cognitives montrent également que de nombreux animaux non humains possèdent des capacités complexes ( conscience, émotions, douleur, apprentissage social) ce qui remet en question les justifications traditionnelles d’une supériorité morale humaine absolue. En psychologie sociale, le spécisme est analysé comme une attitude mesurable, associée à des croyances sur la domination humaine et à certaines idéologies hiérarchiques.

Situation en Europe

En Europe de l’Ouest, le débat sur le spécisme est présent dans l’espace public. Des avancées juridiques existent (reconnaissance de la sensibilité animale), mais l’exploitation animale reste largement institutionnalisée.

En Europe de l’Est et dans les Balkans, les cadres de protection animale sont variables et souvent moins développés, avec une reconnaissance limitée des enjeux antispécistes.

À l’échelle de l’Union européenne, les animaux sont juridiquement reconnus comme des êtres sensibles. Toutefois, cette reconnaissance coexiste avec des pratiques industrielles intensives.

Situation Mondial

En Asie, les pratiques et représentations animales sont très diverses, allant de protections culturelles fortes à une exploitation intensive.

En Amérique latine, les questions liées au spécisme sont souvent liées aux enjeux environnementaux et à la déforestation.

En Afrique du Nord, les questions de bien-être animal restent marginales dans les politiques publiques, malgré une prise de conscience progressive.

En Afrique subsaharienne, les enjeux antispécistes sont souvent subordonnés à des impératifs économiques et alimentaires.

En Océanie, le débat sur le spécisme est présent, notamment en lien avec la protection de la biodiversité et des espèces endémiques.

En Amérique du Nord, le débat antispéciste progresse, mais l’exploitation animale industrielle demeure dominante.

Les conséquences du spécisme sont principalement étudiées dans les domaines de l’éthique appliquée, du droit et des sciences environnementales.

Sur le plan pratique, il justifie et normalise des pratiques telles que l’élevage intensif, l’expérimentation animale, la chasse ou certaines formes d’exploitation industrielle des animaux. Les recherches montrent que ces pratiques ont des impacts majeurs sur le bien-être animal, mais aussi sur l’environnement (déforestation, émissions de gaz à effet de serre, perte de biodiversité) et sur la santé publique (risques zoonotiques, pollution).

Sur le plan social et psychologique, certaines études suggèrent que des attitudes spécistes sont corrélées à une plus forte acceptation des hiérarchies sociales en général. Enfin, le débat scientifique souligne que la remise en question du spécisme contribue à l’évolution des normes juridiques et éthiques concernant la protection animale et les droits des animaux dans plusieurs pays.

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Bobby
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