Un jour, quelqu’un a dit qu’il fallait « choisir un camp ». C’est là que l’enbyphobie apparaît : quand l’existence hors du binaire dérange plus que l’injustice.

Lutte Queer

L’enbyphobie désigne l’ensemble des discriminations, violences et attitudes hostiles visant les personnes non binaires (enby), dont l’identité de genre ne se limite pas aux catégories homme ou femme. Elle repose principalement sur le rejet du genre non binaire et sur des normes de genre strictement binaires.

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— L’équipe du Petit Coincoin

L’enbyphobie trouve son origine dans le binarisme de genre, c’est-à-dire l’idée selon laquelle il n’existerait que deux genres fixes, homme et femme, déterminés à la naissance. Cette vision est historiquement ancrée dans les systèmes juridiques, médicaux, religieux et administratifs, qui ont longtemps ignoré ou nié l’existence d’identités de genre en dehors de ce cadre.

 

Les personnes non binaires ont également été invisibilisées dans les discours médicaux et scientifiques, souvent assimilées à des phases transitoires, à une confusion identitaire ou à des revendications idéologiques, ce qui a contribué à délégitimer leur existence sociale.

Personne touchées

  • Les personnes non binaires.
  • Les personnes genderqueer, agenres, bigenres ou à genre fluide.
  • Les personnes perçues comme non conformes au genre, indépendamment de leur identité réelle.

Les personnes non binaires sont particulièrement exposées à l’invisibilisation et aux discriminations, y compris au sein de certains espaces LGBTQIA+, en raison d’une reconnaissance encore limitée de leur identité.

D'où ça vient ?

  • Binarisme institutionnel : absence de reconnaissance juridique des identités non binaires (état civil, formulaires, documents officiels).
  • Délégitimation de l’identité : remise en cause permanente (“ça n’existe pas”, “c’est une mode”).
  • Cissexisme : présomption que toute personne est soit homme soit femme.
  • Invisibilisation sociale : absence de représentation dans les médias, les politiques publiques et les statistiques.

Ces mécanismes produisent une exclusion structurelle et un stress constant pour les personnes concernées.

  • Mégenrage systématique et refus d’utiliser les pronoms ou accords appropriés.
  • Négation de l’identité dans les espaces familiaux, professionnels ou médicaux. 
  • Discriminations administratives liées à l’absence de reconnaissance légale. 
  • Harcèlement, insultes et violences, en ligne comme hors ligne.
  • Obstacles à l’accès aux soins, en particulier aux soins affirmant le genre.

Si toi aussi tu subis de la discrimination, sache que tu n’es pas seul·e.
En parler est déjà un premier pas.
N’aie jamais honte de ton histoire.

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Qu'en dit la Science?

La science reconnaît l’enbyphobie comme une forme spécifique de discrimination dirigée contre les personnes non binaires, fondée sur le rejet des identités de genre qui ne s’inscrivent pas dans la norme binaire homme/femme.

Les recherches en sciences sociales et en santé publique montrent que cette discrimination s’exerce à travers l’invisibilisation, la négation identitaire, le mégenrage et l’exclusion institutionnelle. L’enbyphobie est étroitement liée à la cisnormativité et au binarisme de genre, et ses effets incluent une augmentation du stress, de la détresse psychologique et des difficultés d’accès aux droits et aux soins, indépendamment de toute pathologisation des identités non binaires.

Situation en Europe

En Europe de l’Ouest, quelques pays ont commencé à reconnaître juridiquement les identités non binaires ou à introduire des marqueurs de genre alternatifs. Toutefois, la majorité des États restent organisés autour d’un système strictement binaire, générant des discriminations quotidiennes pour les personnes non binaires.

En Europe de l’Est et dans les Balkans, l’enbyphobie est renforcée par des cadres juridiques rigides et des discours politiques hostiles aux questions de genre. Les identités non binaires y sont largement invisibilisées et non reconnues.

À l’échelle de l’Union européenne, la FRA souligne que les personnes non binaires figurent parmi les groupes LGBTQIA+ les plus exposés à la discrimination et au mégenrage. La Rainbow Map d’ILGA-Europe montre de fortes disparités entre États en matière de reconnaissance légale.

Situation Mondial

En Asie, les identités non binaires sont souvent invisibilisées. Même dans les pays reconnaissant certaines diversités de genre, la reconnaissance légale reste limitée et les discriminations sociales importantes.

En Amérique latine, quelques pays ont introduit des marqueurs de genre non binaires, mais les personnes enby restent exposées à une forte stigmatisation sociale et à des violences liées au non-respect des normes de genre.

En Afrique du Nord, l’absence de reconnaissance juridique et la forte normativité de genre exposent les personnes non binaires à l’exclusion sociale et aux violences, sans protection institutionnelle.

En Afrique subsaharienne, les personnes non binaires sont confrontées à une forte hostilité sociale et à des cadres juridiques majoritairement binaires, accentuant les risques de violences et de marginalisation.

En Océanie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande montrent certaines avancées en matière de reconnaissance, tandis que dans plusieurs États insulaires, les identités non binaires restent largement stigmatisées.

Au Canada, certaines reconnaissances juridiques existent pour les personnes non binaires. Aux États-Unis, la situation varie fortement selon les États, avec à la fois des avancées locales et des reculs législatifs.

Au niveau européen, l’enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE (FRA) montre que la discrimination et les violences motivées par la haine restent une réalité significative pour les personnes LGBTQIA+ dans de nombreux pays, même quand le cadre légal progresse.

Les enquêtes européennes montrent que les personnes non binaires rapportent des taux très élevés de détresse psychologique liés aux discriminations répétées.

Tu peux nous envoyer ton témoignage par mail, avec un pseudonyme et, si tu le souhaites, une image. Merci de rester respectueux pour préserver un espace sûr pour toustes.
Bobby
Concepteur
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