Le terme « racisme anti-blanc » est utilisé pour désigner des actes, propos ou attitudes hostiles visant des personnes perçues comme blanches en raison de leur couleur de peau. Il renvoie le plus souvent à des expériences individuelles de rejet, d’insulte ou de conflit interpersonnel.

Cependant, ce terme n’est pas reconnu par les institutions internationales comme une catégorie de racisme au sens structurel du terme.

L’expression apparaît principalement dans des débats politiques, médiatiques et sociaux contemporains, notamment dans des contextes où les discriminations raciales, le racisme structurel et les privilèges blancs sont mis en lumière.

Elle est souvent mobilisée :

  • En réaction aux discours antiracistes.
  • Pour exprimer un sentiment de déclassement, de perte de centralité ou de remise en cause symbolique.
  • Comme réponse défensive à la critique des rapports de domination hérités du colonialisme et de l’esclavage.

Dans certains cas, elle sert à nommer des expériences individuelles réelles de conflit ou d’hostilité, mais sans les inscrire dans un système global de domination.

D'où ça vient ?

Les situations qualifiées de “racisme anti-blanc” reposent généralement sur :

  • Des interactions interpersonnelles (insultes, provocations, conflits locaux).
  • Des lectures individualisées de rapports sociaux complexes.
  • Une confusion entre critique sociale ou politique (du colonialisme, de la blanchité, des privilèges) et attaque raciale.
  • Une symétrisation abusive des discriminations, postulant que toute hostilité liée à la couleur de peau serait équivalente.

Contrairement au racisme structurel, ces situations ne reposent pas sur des institutions, des lois ou des politiques publiques désavantageant systématiquement les personnes blanches.

Pourquoi cette revendication n’est pas justifiée

Les institutions internationales et les sciences sociales opèrent une distinction fondamentale entre préjugé individuel et racisme structurel.

Le racisme, tel que défini par l’ONU et l’UNESCO :

  • Repose sur une hiérarchisation héritée de l’histoire coloniale et esclavagiste.
  • Produit des inégalités systémiques mesurables (emploi, logement, justice, santé, violences policières).
  • Affecte des groupes historiquement dominés, identifiés comme racisés.

À l’inverse :

  • Les personnes blanches ne font pas l’objet d’une domination systémique fondée sur leur couleur de peau.
  • Il n’existe aucun cadre institutionnel, légal ou historique organisant leur désavantage racial.
  • Les actes hostiles dont elles peuvent être victimes relèvent de préjugés, d’insultes ou de conflits, mais pas d’un système raciste.

C’est pourquoi le Conseil de l’Europe, l’ONU, l’UNESCO et la recherche académique ne reconnaissent pas le “racisme anti-blanc” comme une forme de racisme structurel, contrairement au racisme visant les personnes racisées.

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